Le think tank libéral annonce l’élection de Nathalie Janson au poste de présidente. Une nouvelle gouvernance est également mise en place.
L’économiste Nathalie Janson, nouvelle présidente de Génération Libre
Pas facile d’être 100% libéral en France ! L’idéologie est peu enseignée dans les universités, subit de nombreux clichés venant aussi bien de la droite que de la gauche. Si une force politique assume son libéralisme économique, elle est bien souvent conservatrice sur le plan sociétal. Inversement, les mouvements libéraux sur la question des mœurs et de la vie privée sont souvent étatistes. En bref, les tenants d’une idéologie en vogue dans les pays anglo-saxons doivent évangéliser…
C’est le travail du think tank Génération Libre fondé en 2013 par Gaspard Koenig. En ce mois de décembre 2025, l’économiste Nathalie Janson a été élue à sa présidence. Professeure associée chez Neoma Business School, elle enseigne également à Sciences Po, est administratrice de la Société d’Économie Politique. Ses travaux portent principalement sur la politique monétaire, la régulation bancaire et les cryptomonnaies.
En plus de l’élection de Nathalie Janson, trois nouveaux administrateurs intègrent l’organisation : Alexis Karklins-Marchay, l’entrepreneur Karine Charbonnier ainsi que l’essayiste et universitaire Maxime Sbahi. Ils rejoignent Edouard Fillias, Frédéric Guimbal et Grégoire Lucas.
La mission de la nouvelle équipe ? Faire davantage entendre les idées libérales dans le débat public, "à l’heure où les ennemis de la démocratie font la guerre aux portes de l’Europe, où le commerce international est menacé et où les coups de canifs à l’Etat de droit se multiplient". Dirigée depuis le moi de mai par l’universitaire et politologue Kevin Brookes, la nouvelle équipe s’engage à incarner "un libéralisme qui s’adresse à ceux qui refusent aussi bien le techno-étatisme que le populisme".
