Tribune : François Bayrou ou la parole comme ultime recours
Le 28 août dernier, par une communication qui ressemblait plus à un coup de théâtre, François Bayrou a choisi de surprendre en annonçant qu’il solliciterait un vote de confiance le 8 septembre. Une décision risquée, qui change la donne politique mais qui tranche aussi avec la manière dont le Premier ministre communique habituellement. Depuis, il a radicalement modifié sa stratégie : de la retenue habituelle, il est passé à une parole offensive, continue et martelée. Là où le premier ministre cultivait la rareté et la nuance, il assume désormais le choc, la répétition et la saturation médiatique.
