François Beaume, vice-président risks & insurance du groupe Sonepar, est revenu sur son parcours qui l’a amené à devenir une figure de référence en risk management. Professionnel expérimenté, il nous livre les clés d’une méthodologie de la matière efficace et transversale.

Au départ étudiant en biologie cellulaire, François Beaume s’oriente vers une carrière de scientifique, mais réalise au cours de ses différents stages que le quotidien d’un chercheur en laboratoire ne correspond pas à ses attentes. Au-delà de l’intérêt indéniable qu’il porte à la matière, il fait face à un manque de perspectives. Il choisit donc de s’intéresser au monde de l’entreprise au sein duquel il identifie rapidement la fonction de risk manager qui semble mieux lui correspondre et dont la proximité avec la biologie lui paraît "évidente". Le risk manager en effet se doit de s’intéresser aux phénomènes d’adaptation et d’évolution dans un environnement, mais du côté des entreprises.

Une formation et un parcours consacrés au risk management

Pour se former à ce métier protéiforme, il intègre l’Institut du management des risques de la Kedge Business School afin d’acquérir les connaissances nécessaires pour embrasser une carrière dans le secteur. Avant de rejoindre Sonepar en 2019, il passe près de onze ans au sein de Dalkia, une filiale du groupe EDF, puis environ quatre années au sein du Bureau Veritas: une société consacrée aux essais, à l’inspection et à la certification. Au cours de ces expériences, il est amené à créer et développer des processus et des outils destinés au risk management. Il acquiert également des compétences en animation de réseau et en design de cartographie des risques.

Un objectif clair : renforcer la résilience du groupe

Aujourd’hui, ses principaux objectifs sont d’améliorer la performance du groupe et d’en renforcer la résilience par le déploiement d’un système de gestion des risques et la diffusion d’une culture du risque auprès des collaborateurs.

"Plus on s’est préparé, mieux on se sort de la crise, quel que soit le type de risque qui pourrait survenir"

Il explique qu’en effet, dans un environnement d’entreprise, esquisser une stratégie de gestion du risque ne peut pas se faire de manière isolée : il faut corréler différents facteurs, éviter d’avoir des a priori, mobiliser les bonnes compétences pour, comprendre les problèmes et élaborer des réponses. "Plus on s’est préparé, mieux on se sort de la crise, quel que soit le type de risque qui pourrait survenir."

Un intérêt marqué pour contribuer au rayonnement du métier

En parallèle de ce parcours, François Beaume rejoint l’Amrae en 2007, d’abord comme administrateur, puis comme président de la Commission systèmes d’information pendant onze ans, avant de devenir, il y a quatre ans, vice-président de la transformation numérique de l’association. L’association publie régulièrement des études et des enquêtes qui font la lumière sur les grandes tendances en matière de risques: le défaut actuel d’assurance, le risque cyber, ou encore l’évolution du métier de risk manager. Métier qui, par exemple, avec la prise en compte du risque climatique par les entreprises, présente de plus en plus de points communs avec la responsabilité sociale des entreprises.

Myriam Hammad

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