En 2021, l’Autorité des marchés financiers a connu une forte hausse des valorisations et des entrées en Bourse et noté la montée en puissance de l’actionnariat individuel. Pour l’année à venir, priorité à la finance durable et à la finance numérique.

Pour l’AMF (Autorité des marchés financiers), 2021 aura été une année animée, selon son rapport annuel publié le 18 mai : 45 introductions en Bourse - donc une augmentation du nombre des sociétés cotées sur Euronext ou Euronext Growth, 43 décisions de conformité rendues sur diverses offres publiques, 44 enquêtes ouvertes. L’autorité relève également la montée en puissance de l’actionnariat individuel : les particuliers actifs sur les fonds cotés en Bourse sont plus nombreux. Quant au volet répressif, 34 personnes se sont vues sanctionnées par le régulateur, pour un montant total de plus de 61 millions d’euros.  C’est plus du double du montant de 2020. En parallèle, l’Autorité a poursuivi ses actions d’information, d’éducation financière, de prévention et d’alerte par le biais de ses contenus pédagogiques et de sa nouvelle campagne de prévention des arnaques lancée en décembre 2021. Elle a dû faire face à l’entrée en application de certaines des dispositions du règlement Disclosure et à la préparation des professionnels en vue de la mise en œuvre du règlement Taxonomie.

Les défis de 2022

Le rythme du premier semestre 2022 est moins soutenu que celui de l’an passé. Qu’attendre, donc, pour les prochains mois ? Le régulateur compte "mobiliser au mieux l’épargne des Français vers le financement des fonds propres des entreprises, donner de la lisibilité et de la crédibilité à l’investissement durable, et renforcer le cadre réglementaire européen", indique le rapport.  Au-delà, d’autres défis attendent l’AMF, à commencer par la gestion d’actifs, encore très morcelée dans l’Union. Une situation due à la complexité de la répartition des responsabilités entre les autorités. L’émergence d’une approche européenne concrète dans ce domaine devrait permettre une évolution des cadres juridiques et des pratiques de supervision. Autre défi : la finance durable. L’objectif est de "rendre opérationnelle une finance durable efficace et utile pour le financement de la transition, sur une base pertinente mais sans excès de complexité", a souligné Robert Ophèle, président de l’AMF. La finance numérique fera aussi partie des chantiers à développer. La réglementation des activités sur actifs numériques (MiCA), qui devrait paraître prochainement, permettra d’homogénéiser le marché unique européen.

Anaëlle Demolin

Classements

Trouver les acteurs & informations qui vous aideront

Newsletter Flash

Pour recevoir la newsletter du Magazine Décideurs, merci de renseigner votre mail