Le 28 mars, la soirée Urgence Ukraine & Démocratie a rassemblé plusieurs centaines de personnes au pavillon d’Armenonville. Voici ce qu’il faut retenir de l’événement.

24 février 2021. Même si l’administration américaine estimait le scénario "plausible", l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe prend le monde de court. Mais très vite, contrairement à ce qu’espérait Vladimir Poutine, la riposte s’organise. L’Union européenne fait preuve d’unité et d’action tandis que l’opinion publique et les acteurs économiques ne restent pas inactifs pour aider le peuple ukrainien et la démocratie. Un mantra semble faire l’unanimité : "Soyons acteurs, pas spectateurs".

C’est également la phrase qui a motivé les participants et les organisateurs de l’événement Urgence Ukraine & Démocratie qui a eu lieu le 28 mars au soir au Pavillon d’Armenonville. Au programme ? Une opération caritative organisée par Leaders League au profit de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), Reporters sans frontières, le Groupe SOS, la Fondation de France et l’Observatoire des camps de réfugiés.

L’occasion de mettre à l’honneur les personnalités engagées en faveur de la démocratie. Paolo Artini, représentant de l’UNHCR a ouvert la soirée en alertant sur la situation humanitaire sur place. Puis, les speakers se sont succédé apportant un éclairage politique, économique, juridique ou humanitaire. Christophe Deloire, directeur général de Reporters sans frontières a, pour sa part, rendu hommage "aux journalistes fournissant au risque de leur vie une information fiable et cruciale", soulignant que cinq d’entre eux ont déjà perdu la vie lors de "l’opération spéciale". Il est également revenu sur la question de la liberté de la presse en Russie attaquée depuis des années au point de mettre le pays sous cloche.

Deux membres du gouvernement, la ministre chargée du Logement, Emmanuelle Wargon et le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes Clément Beaune, sont intervenus. Ce dernier a tenu à saluer "les entreprises et les associations qui aident ici et là-bas", soulignant que cette "solidarité est notre devoir". L’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a également pris la parole pour évoquer les conséquences internationales de cette crise, tout en revenant sur les accords de Minsk de 2014 et 2015.

Une partie de la soirée a été consacrée à la question de la défense de l’État de droit et des libertés publiques avec pour intervenants Francis Szpiner, avocat et maire du XVIe arrondissement, François Zimeray, ancien ambassadeur de la France pour les Droits de l’Homme. Au-delà de l’aspect juridique, Antoine Arjakovsky, co-directeur de pôle au Collège des Bernardins, a apporté une vision historique.

Patrick Martin, président délégué du Medef, est revenu sur la question de l’aide que peuvent apporter les acteurs économiques et les entreprises. Il en fut de même pour Thibaut Bechetoille, président de Croissance Plus, Claire Chabrier, présidente de France Invest, Mirela Agache-Durand, vice-présidente de l’AFG, Frédérick Crot, président de l’AFFO, et Arnaud de Bresson, directeur général de Paris Europlace. Jean-Marc Borello, président de Groupe SOS, a souligné que, si les entreprises pouvaient aider financièrement, elles pouvaient également, grâce au business model de certaines, agir concrètement. Il a notamment indiqué que la société qu’il préside est "pleinement engagée" pour accompagner "l’accueil des réfugiés ukrainiens dans des conditions dignes, la scolarisation des enfants, la formation et l’offre d’emplois à ceux qui le souhaitent".

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Le mouvement des entreprises de France, Croissance Plus, France Invest, l’Association française du family office, Paris Europlace, l’AFG, l’Anacofi et l’Agence du don en nature ont apporté leur soutien à la soirée qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes.

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