Le président de la République a attendu le dernier moment pour "solliciter la confiance des Français". La campagne s'annonce courte et marquée par une situation internationale explosive.

Fin d’un (faux) suspense. Emmanuel Macron sera bel et bien candidat à sa succession lors de l’élection présidentielle de 2022. Tout était prêt : équipe de campagne, programme, parrainages et adversaires. Ne manquait plus que la déclaration officielle. Celle-ci survient "au buzzer" le 3 mars dans la soirée.

La forme ? Une lettre aux Français adressée à la presse régionale. Une illustration de "en même temps" ou de "ni droite ni gauche" qui emprunte à François Mitterrand et à Nicolas Sarkozy. En 1988, le président socialiste avait en effet adressé une longue lettre aux Français tandis-que le successeur de Jacques Chirac avait, lors de la présidentielle de 2007, officialisé sa candidature à la presse régionale.

Le fond ? "Je sollicite votre confiance pour un nouveau mandat de président de la République (…). Je suis candidat pour défendre vos valeurs que les dérèglements du monde menacent". Il ne reste plus que 38 jours au président sortant pour mener campagne, une situation qu’il déplore et attribue "au contexte international".

Cette lettre aux Français est également l’occasion pour Emmanuel Macron de présenter les grands axes de sa campagne. Il compte notamment défendre "la reconquête productive par le travail". Baisse d’impôts et réforme des retraites devraient également être au menu de la campagne : "il nous faudra travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production". Le président sortant évoque également la transition écologique puisqu’il ambitionne de "placer la France en tête dans les secteurs qui, comme les énergies renouvelables, le nucléaire, les batteries, l’agriculture, le numérique ou le spatial feront le futur et nous permettront de devenir une grande nation écologique".

Dans sa missive, Emmanuel Macron se félicite d’une partie de son bilan économique : "notre industrie a pour la première fois recrée des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis quinze ans". Toutefois, le message concède quelques échecs "Nous n’avons pas tout réussi. Il est des choix qu’avec l’expérience acquise auprès de vous, je ferais sans doute différemment". Il plaide cependant des circonstances atténuantes : "Depuis cinq ans, nous avons traversé ensemble nombre d’épreuves. Terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe : rarement, la France a été confrontée à une telle accumulation de crises. Nous avons fait face avec dignité et fraternité".

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