Après avoir anticipé l’incapacité du Premier ministre à obtenir la confiance de l’Assemblée nationale, le cours du CAC 40 a ouvert en hausse d’environ 1 %. En revanche, les marchés de la dette sanctionnent ce résultat : la rentabilité à dix ans des obligations est désormais supérieure à celle de l’Italie, et se rapproche de celle de l’Espagne.
Le CAC 40 ouvre en hausse après la chute du gouvernement, la dette dévisse
Mieux vaut prévenir que guérir. Ce mardi 9 septembre, les marchés boursiers ne connaissent pas le même sort que le gouvernement et ouvrent en hausse d’environ 1 %. Le CAC 40 avait anticipé le couperet de l’Assemblée nationale et avait chuté le 25 août, lorsque François Bayrou annonçait à la surprise générale son intention de se soumettre à un vote de confiance. Après cette décision il y a deux semaines, l’indice phare français clôturait en baisse de 1,58 %. Il demeure toujours aujourd’hui inférieur à son cours précédent.
Anticipant lui aussi la défaite du locataire de Matignon, le taux de change de l’euro baissait également le 25 août, avant de remonter à la veille du discours de politique générale et au lendemain des résultats du vote des députés. Ce n’est en revanche pas le cas de la dette, qui continue sa descente aux enfers.
Le rendement de la dette française se rapproche de celle de l’Espagne et de la Belgique
Si les marchés boursiers avaient d’ores et déjà intégré la chute du gouvernement, le taux des obligations françaises à dix ans a continué sa chute jusqu’à dépasser celui des obligations italiennes, pourtant le cancre budgétaire de l’Union européenne. La dette française s’échange désormais contre un rendement de 3,473 %, contre 3,501 pour l’Italie et se rapproche de celui de l’Espagne et de la Belgique qui se situe respectivement à 3,387% et 3,341%. En répercussion, Fitch, l'une des trois principales agences de notation mondiale, qui doit rendre vendredi 12 septembre son verdict sur la France, pourrait l'abaisser sa notation de "AA-" à un simple "A", la même que le Portugal.
Les marchés financiers sont aujourd’hui tournés vers les annonces de la Banque centrale européenne prévues ce jeudi 11 septembre, qui devrait maintenir ses taux malgré un récent léger regain d'inflation. Les regards sont également braqués sur l’Élysée, qui a annoncé désigner prochainement le successeur du maire de Pau.
Les marchés financiers sont aujourd’hui tournés vers les annonces de la Banque centrale européenne prévues ce jeudi 11 septembre, qui devrait maintenir ses taux malgré un récent léger regain d'inflation. Les regards sont également braqués sur l’Élysée, qui a annoncé désigner prochainement le successeur du maire de Pau.
Tom Laufenburger

