Emmanuel Macron aura abordé la première année de son quinquennat sous l’angle économique. En poursuivant dans cette voie et en mettant de côté les questions sociétales, le Président, même s’il bénéficie pour l’heure d’une cote de popularité élevée bien qu’en baisse, risque de perdre définitivement la confiance d’une partie de son électorat.
Indigné par la grève de trente-six jours répartis sur trois mois, entamée mi-mars par quatre organisations syndicales de la SNCF, le mouvement patronal Ethic, par la voix de sa présidente Sophie de Menthon, dénonce une manifestation abusive et appelle à une réforme des syndicats eux-mêmes. « On ne peut pas continuer comme ça », assure la chef d’entreprise.
Alors qu’il ne disposait d’aucune expérience géopolitique il y a encore un an, Emmanuel Macron, bénéficiant de l’affaiblissement de certaines puissances comme les États-Unis ou l’Allemagne, s’impose aujourd’hui comme un leader planétaire à la fois « ferme et ouvert », selon le géopolitologue et président de l’Iris* Pascal Boniface.
À l’occasion du congrès de « refondation » du Front national des 10 et 11 mars, Marine Le Pen, proposant de renommer le parti, le « Rassemblement national », tente, après s’être éloignée plusieurs mois de la vie médiatique, de revenir dans le jeu politique.
Gérard Cherpion, le député Les Républicains à l’origine de la loi du 28 juillet 2011 « pour le développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels », regrette que les mesures annoncées par le gouvernement pour réformer l’apprentissage ne prennent pas en compte la question de l’orientation. Celle-ci doit, selon lui, davantage intégrer le monde de l’entreprise.