À un an de la transposition de la Directive européenne sur la transparence salariale, prévue pour le 7 juin 2026, les inégalités de genre persistent. C’est ce que montre l’enquête de Robert Half, “Ce que veulent les candidats”, dont les résultats ont été publiés début juin.
Inégalités salariales : les écarts persistent entre les hommes et les femmes
L’enquête “Ce que veulent les candidats” 2025 dresse un état des lieux du rapport des salariés français à leur rémunération. Et une fois n’est pas coutume : les femmes sont les premières victimes des inégalités salariales.
La négociation salariale : un terrain hostile pour les femmes
L’étude confirme une tendance lourde : les femmes sont moins enclines à négocier ou à solliciter des augmentations. Si 57 % des hommes envisagent de demander une augmentation en 2025, seulement 36 % des femmes y songent. Parmi les principaux freins évoqués par l’ensemble des répondants, figurent l’absence de repère clair sur ce qu’ils peuvent ou doivent demander (50 %) et la façon d’aborder le sujet, avec la crainte d’un rejet ou d’une mauvaise interprétation (44%).
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Le résultat de cette inhibition des femmes lors de la négociation salariale est sans appel : 37 % des hommes ont reçu une augmentation au cours de la dernière année contre 30 % des femmes.
La Directive européenne sur la transparence salariale pourrait toutefois libérer la parole au sein des entreprises. Pour preuve, 36 % des répondants (tous genres confondus) pensent que cette directive facilitera les négociations en entretien.
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Le ministère du Travail a lancé, le 21 mai, une concertation avec les partenaires sociaux, autour d’une refonte complète de l’index égalité femmes-hommes, qui intégrera désormais les sept critères définis par la Directive européenne sur la transparence des salaires.
Caroline de Senneville
