Du 25 au 31 mars aura lieu la Fête du court métrage partout en France. Ce rendez-vous annuel des cinéphiles proposera plus de 18 000 séances organisées dans les cinémas, médiathèques et lieux culturels.
La Fête du court métrage fête ses 10 ans
Fan de cinéma ? La Fête du court métrage fait partie des événements à ne pas manquer. Après dix ans de succès, l’édition 2026 aura lieu cette année du 25 au 31 mars dans 15 villes partenaires avec plus de 18 000 projections.
Mettre en avant les artistes
Depuis 2015, l’association Faites des Courts, Fête des Films œuvre toute l’année à la promotion de la filière et à la mise en lumière des artistes du secteur. Cette manifestation annuelle, soutenue par le CNC a réuni plus de 10 000 participants en 2025, confirmant un engouement croissant du public. Pour cette nouvelle édition, 32 programmes et 139 films seront proposés, accessibles à la fois en ligne sur le site de La fête du court métrage et en présentiel dans de nombreuses villes partenaires en France – dont Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon ou Rennes – et à l’international.
S’adresser à tous les publics
La Fête du Court métrage attache un intérêt tout particulier aux publics dits éloignés de la culture qui n’ont pas la possibilité d’accéder aux lieux culturels. Pour répondre au besoin d’inclusivité, l’association prévoit des programmes avec une version audiodécrite et avec des sous-titres pour les malentendants.
Menée en partenariat avec le ministère de la Culture et le ministère de la Justice, l’initiative s’appuie aussi sur des programmes spécifiques et clé en main destinés aux CVI (canaux vidéo interne) des établissements pénitentiaire et des centres de santé/hospitalier. En 2025, ce sont 170 projections qui ont pris place en milieu carcéral dans près de 70 établissements participants. Des ateliers de programmations et des rencontres professionnelles ont également été organisés avec les détenus.
Raconter beaucoup de choses en peu de temps
Implanter le décor, déployer une intrigue et conclure un récit en l’espace de vingt minutes peut paraître ambitieux. C’est pourtant le défi de chacun des talents mis à l’honneur lors de ce festival consacré à des films d’une durée comprise entre 15 et 99 minutes. Forme cinématographique à part entière, le court-métrage se distingue par sa capacité à dire beaucoup en peu de temps. Par sa durée condensée, il exige une grande précision dans l’écriture, la mise en scène et le jeu des acteurs. Véritable terrain d’expérimentation, il permet d’explorer librement des thèmes intimes, sociaux ou poétiques, souvent avec audace et créativité, et offre au spectateur une expérience intense et directe, qui rappelle que la force d’un film ne se mesure pas à sa durée, mais à la justesse de son propos et de son impact émotionnel.
Clara Lelièvre
