Premier bureau parisien exclusivement dédié aux diamants de laboratoire, la société Dæhn Beaumont s’est imposée comme le fournisseur de référence dans la capitale.
Charlotte Dæhn : "Un diamant cultivé en laboratoire est un véritable diamant"
Décideurs. Qu’entend-on par diamant de laboratoire ?
Charlotte Dæhn. Un diamant est un cristal de carbone. Pour se former, ses atomes de carbone doivent être soumis à des pressions et des températures extrêmement élevées. Si ces conditions sont réunies naturellement sous le manteau terrestre, la science sait aujourd’hui les reproduire en laboratoire. Un diamant cultivé en laboratoire est donc un véritable diamant. Il a exactement les mêmes propriétés qu’un diamant naturel, seule son origine diffère. Il est d’ailleurs systématiquement vendu avec un certificat délivré par un institut de gemmologie qui précise son poids en carat, sa couleur, sa pureté et la qualité de sa taille.
Comment faire la différence entre un diamant cultivé en laboratoire et un diamant naturel ?
À l’œil nu comme à la loupe, il n’est pas possible de distinguer un diamant naturel d’un diamant de laboratoire. Cependant, selon le lieu où le cristal de carbone s’est formé, il ne pousse pas dans les mêmes directions. Ainsi, pour savoir si un diamant est naturel ou pas, on analyse ses axes de croissance au microscope. Les diamants de plus de 0,3 carat sont souvent accompagnés d’un certificat de gemmologie sur lequel figure un numéro de gravure. Un numéro que l’on retrouve gravé sur le rondiste, la facette qui forme comme une ceinture autour de la pierre, entre la couronne et le pavillon.
Sur les diamants de laboratoire, cette référence commence par LG pour "laboratory grown". Lors de la vente, le joaillier a l’obligation de préciser à son client s’il s’agit de diamants de laboratoire (le terme légal en France est diamant de synthèse) ou de diamant naturel. Le prix affiché permet également, bien sûr, de savoir ce que l’on achète, puisque le diamant de laboratoire est en général moitié moins cher que le diamant naturel.
"Le diamant de laboratoire est appelé à prendre de plus en plus de parts de marché. Aux États-Unis, premier pays consommateur, il représente déjà 50 % des ventes"
Le diamant de laboratoire est-il amené à se généraliser, comme il y a des années, la perle de culture face à la perle naturelle ?
Le diamant de laboratoire est appelé à prendre de plus en plus de parts de marché. Aux États-Unis, premier pays consommateur, il représente déjà 50 % des ventes. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance. L’extraction minière est de plus en plus complexe, car les diamants qui n’étaient pas enfouis trop profondément ont pour la plupart déjà été découverts. Surtout, elle est de plus en plus onéreuse et de plus en plus critiquée pour ses conséquences écologiques. De plus, le diamant étant la pierre la plus dure de la planète, toutes les pierres extraites depuis l’origine de la joaillerie sont encore utilisées ou recyclables lors de la transformation de bijoux. Enfin, grâce à ses vertus, sa traçabilité, son empreinte carbone très faible et son coût bien plus accessible, le diamant de laboratoire séduit de plus en plus de femmes qui souhaitent le porter sans stress ni compromis.
Propos recueillis par Hervé Borne
