Dennison s’impose comme la marque de montres du moment. Elle a été relancée avec l’aide d’Emmanuel Gueit, designer à l’esprit entrepreneurial. L’homme aime bousculer les codes de l’horlogerie traditionnelle en révolutionnant certaines normes esthétiques. Poussé par son attirance pour le style des années 60 et 70, il propose une forme irrésistible de boîtier et des cadrans exceptionnels, le tout à des prix plus qu’attractifs.
Emmanuel Gueit (Dennison) : "Le luxe accessible est le futur de l’horlogerie"
Décideurs. Comment avez-vous eu l’idée de relancer Dennison ?
Emmanuel Gueit. Je n’ai pas relancé Dennison à proprement parler. Les cinq partenaires, dont le propriétaire du nom, sont venus vers moi pour créer les collections. Je me suis immergé dans l’histoire d’une marque, qui s’est interrompue dans les années 60, afin de proposer des dessins légitimes. La collection ALD représente le premier volet de la résurrection de Dennison. Deux autres sont finalisées. Tout est prêt, mais pour créer la surprise dans les prochains mois, tout est top secret.
D’où vient l’idée des lignes du boîtier de la collection ALD et de l’utilisation de pierres dures pour les cadrans ?
Je suis fan du design des années 60-70 et des pièces historiques de cette époque signées Piaget, Patek Philippe ou Vacheron Constantin. Mon père a été le précurseur de l’utilisation de pierres dures pour les cadrans lorsqu’il travaillait pour Piaget. Ceci explique cela. Il m’a inspiré un boîtier aux formes élégantes et arrondies, extra-plat, rehaussé de cadrans en malachite, œil-de-tigre, lapis-lazuli, ou encore en aventurine.
Comment imaginez-vous l’avenir de Dennison ?
La marque est ancrée dans la tendance, avec une longueur d’avance. Elle occupe aussi la première place sur le marché du luxe accessible. Un segment qui incarne le futur de l’horlogerie, en adéquation avec les attentes des jeunes générations. Les 20-30 ans ne rêvent pas seulement de produits Apple, ils recherchent avant tout la créativité, la beauté, à condition que ce soit dans leurs moyens. Nos jeunes sont notre futur.
Propos recueillis par Hervé Borne
