Plus précise, plus rapide, et laissant moins de séquelles post-opératoires, la chirurgie thoracique minimalement invasive s’est aujourd’hui érigée en standard à l’Institut Mutualiste Montsouris (IMM).
Chirurgie thoracique : la révolution du minimalement invasif à l’Institut Mutualiste Montsouris
L’établissement du 14e arrondissement parisien est devenu en quelques années un précurseur et un centre d’excellence en France pour cette technologie innovante, non seulement en proposant des interventions chirurgicales à impact réduit, mais aussi en privilégiant une prise en charge globale qui facilite un retour à domicile rapide et sécurisé pour le patient.
Une révolution technologique
Depuis sa fondation en 1999, l’IMM a toujours fait de l’innovation médicale, et notamment chirurgicale, le cœur de sa mission. "Pour nous, l’innovation est une des conditions fondamentales de la progression de la prise en charge des malades", souligne le Dr Alessio Mariolo, chef du service de chirurgie thoracique de l’établissement, un département qui travaille essentiellement sur l’oncologie thoracique, c’est-à-dire qui traite les cancers du poumon, de la plèvre et du médiastin. Or sur les dix dernières années, la chirurgie thoracique a connu une mutation spectaculaire, portée par le développement de la chirurgie dite minimalement invasive.
Alors qu’historiquement, elle était réalisée par thoracotomie – une vaste incision cutanée reposant sur l’écartement costal – la chirurgie thoracique s’appuie désormais de plus en plus sur des interventions "à thorax fermé", qui impliquent des incisions mineures de 5 à 10 mm permises par l’utilisation de thoracoscopes à haute résolution et de robots chirurgicaux innovants. Une différence majeure dont les bénéfices s’avèrent immédiatement significatifs.
En effet, si l’efficacité reste exactement la même que la chirurgie ouverte en termes de prestation médicale, "la chirurgie minimalement invasive est révolutionnaire en termes de réduction de la douleur, de réduction du temps de rétablissement et en termes de résultat esthétique" explique le Dr Mariolo. Lorsqu’elle peut se substituer à la thoracotomie classique, elle permet au patient de se rétablir et de retrouver son autonomie et sa mobilité plus rapidement, car elle implique un impact réduit sur la paroi thoracique, expliqué par l’absence d’écartement des côtes et de coupes de muscles comme c’est le cas en chirurgie ouverte.
Quant au praticien, il a maintenant la possibilité à la fois de s’approcher à une distance minimale des éléments anatomiques à disséquer ou réséquer, mais également de détecter plus efficacement des tumeurs plus petites à l’aide d’un scanner thoracique directement au bloc opératoire dans la salle opératoire dite hybride, présente à l’IMM. À ce cercle vertueux s’ajoute une diminution non négligeable du coût social, le patient voyant son temps d’hospitalisation et de rétablissement se réduire drastiquement, tandis qu’il peut revenir plus tôt sur son lieu de travail.
L’IMM, précurseur de la chirurgie à impact réduit
Précurseur dans le domaine, l’IMM a accueilli dès le début des années 2000 les premiers robots chirurgicaux en France, ouvrant la voie à une nouvelle chirurgie de pointe grâce à sa politique d’investissement dans le développement de son plateau technique et la formation spécifique de ses équipes. "Le robot est l’évolution technologique finale du concept de chirurgie minimalement invasive", précise le Dr Mariolo.
L’évolution de la chirurgie thoracique fermée, d’abord par thoracoscopie puis via assistance robotique, a ainsi permis à l’établissement de réaliser des interventions de plus en plus complexes. Malgré des difficultés financières depuis son placement en redressement judiciaire en février 2025, l’IMM continue de développer ce concept de chirurgie minimalement invasive sur un plan toujours plus large. Aujourd’hui, cette technique innovante touche par exemple le département d'anesthésie grâce à la chirurgie sans intubation reposant sur la ventilation spontanée. Le malade est endormi, il ne sent rien, mais il respire tout seul et n’est plus affecté par les impacts de l’intubation sélective. Aussi, il peut bénéficier, pour certaines indications, d’une chirurgie thoracique ambulatoire, c’est-à-dire être opéré dans la matinée et sortir de l’hôpital à midi. Une expérience qui relevait encore de l’utopie il y a quelques années.
Pour autant, le développement de la chirurgie à impact réduit n’est pas non plus une manière d’abandonner le patient à lui-même à la suite de son opération. "Le malade n’est pas poussé vers la sortie, explique le Dr Mariolo, mais s’oriente vers un circuit de réhabilitation dite améliorée après chirurgie.Une prise en charge globale est proposée pour rassurer et accompagner le patient avant l’intervention chirurgicale, pendant l’hospitalisation et à son retour à domicile".
Si le patient peut rentrer chez lui dans des délais aussi courts, c’est parce qu’il a successivement bénéficié d’une consultation préopératoire avec un kinésithérapeute qui l’a préparé à la réhabilitation, puis d’une éducation thérapeutique avec une infirmière qui s’occupe de la réhabilitation après chirurgie. Il est ensuite contacté par cette infirmière 24 heures puis trois jours après l’opération afin de s’assurer que sa récupération suit un cours optimal.
Avec une moyenne d’hospitalisation de trois jours pour des interventions de chirurgie pulmonaire majeure, l’IMM s’est imposé comme un centre de référence pour la chirurgie thoracique innovante, précise et rapide au service des patients. Cette expertise s’avère être d’autant plus bénéfique que le vieillissement de la population fait augmenter sans cesse le nombre de patients fragiles dans les couloirs des hôpitaux, y compris ceux de plus de 80 ans. Des patients qui nécessitent, plus que les autres, des interventions chirurgicales à impact minimal et des temps de rétablissement plus courts.
