Tandis que de nombreux patrons rêvent de diriger une licorne, Hugues Galambrun récuse le terme. Il est pourtant aux commandes d’une discrète success-story de la tech française.
Hugues Galambrun (Septeo), le refus de la licorne
Hugues Galambrun est à la tête de Septeo, entreprise de logiciel valorisée plus de 3 milliards d’euros depuis l’entrée au capital de Téthys Invest (derrière lequel on retrouve la famille Meyers-Bettencourt) et du singapourien GIC. Le groupe montpelliérain est donc, techniquement, une licorne. Son dirigeant s’en défend pourtant. Ce qui est la preuve d’un certain panache !
Croissance ultra-rapide
La success-story n’a cependant rien à envier à d’autres géants de la tech. Tout commence en 2013. Hugues Galambrun est un petit éditeur de logiciels à destination des notaires. À force d’écumer les salons professionnels, il se lie avec deux autres professionnels du secteur, Jean-Luc Boixel et Philippe Rivière. Le trio fonde Septeo en 2013 et la réussite est fulgurante. Il y a cinq ans, Hugues Galambrun en reprend la direction.
Les KPI donnent le vertige. Le chiffre d’affaires est multiplié par trois et demi entre 2020 et 2024 et devrait atteindre le milliard en 2028. Peu à peu, le groupe s’est spécialisé dans les logiciels professionnels hors du champ du droit grâce à une politique de R&D et à des acquisitions (Teogest, Campus Skills, Misterbooking, UpSignOn…).
Implantation locale
Peu adepte du mode de vie «start-up nation», le dirigeant reste viscéralement attaché à son implantation locale dans la région montpelliéraine et revendique sa passion pour le rugby. Depuis peu, le stade de l’équipe de Montpellier porte le nom de Septeo Stadium. L’entrepreneur a également pris la présidence du club semiprofessionnel de Palavas.
