Les agences Flashs et Hostinger se sont penchées sur les causes de la procrastination dans les entreprises. D’après leur étude parue en mars 2024, la semaine de 4 jours pourrait en être le remède.

De la vaisselle sale dans l’évier au dossier à boucler, les Français sont nombreux à remettre au lendemain les tâches à effectuer. La tendance à procrastiner s’était transformée en mauvaise habitude pour 85% des Français en 2019, selon une étude réalisée par Oxada. Pour lutter de façon efficace contre ce fléau, le premier ministre Gabriel Attal demandait aux membres du Gouvernement, fin janvier, d’expérimenter dans leur administration un modèle en plein essor en France : la semaine en 4 jours (qui se distingue de la semaine de 4 jours), sans réduction de travail. Un projet qui s’est concrétisé lors d’un séminaire gouvernemental consacré au “travailler mieux”, le 27 mars dernier. De leur côté, dans une étude parue en mars 2024, Flashs et Hostinger ont interrogé CEO et managers pour enquêter sur ce qui les pousse à procrastiner. 

La procrastination en chiffres 

Plus encore que la sphère privée, le monde du travail est particulièrement touché par ce phénomène : 89 % des CEO et managers déclarent procrastiner dans le contexte professionnel et 37 % des cadres estiment reporter occasionnellement leurs missions. En la matière, les causes sont multiples : 41 % des sondés blâment le manque de motivation et 40 % accusent la surcharge de travail, quand 36 % d’entre eux disent reculer devant les obligations par perfectionnisme et 28 % par peur de l’échec. Pourtant, ils considèrent presque tous lutter contre la procrastination (96 %). 

Néanmoins, la procrastination possède des vertus, et se ménager des temps morts dans la journée peut être salutaire : pour 67 % des interrogés, procrastiner aiderait à mieux gérer son énergie et permettrait de se concentrer sur les tâches qui nécessitent une attention immédiate. Ils sont 62 % à estimer qu’elle contribuerait à améliorer la prise de décision et à identifier les vraies priorités.  

Procrastiner engendre tout de même des inconvénients non négligeables. Ainsi, 74 % des cadres interrogés se sentent coupables de repousser leurs missions, et ils sont 76 % à estimer que cela constitue un facteur de stress et d’anxiété. Par ailleurs, ils constatent à 66 % que la procrastination entraîne des répercussions néfastes sur leur vie privée, et 54 % d’entre eux reconnaissent qu’elle a des conséquences négatives sur le travail de leurs collaborateurs. 

Moyens de lutte  

En apparence, la semaine en 4 jours semble constituer le compromis parfait pour lutter contre ce phénomène. Deux tiers (67 %) des dirigeants se disent favorables à sa mise en place. Jugé efficace pour lutter activement contre la procrastination, ce modèle reste complexe, voire impossible à appliquer selon 57 % des répondants (sachant que 40 % d’entre eux considèrent au contraire sa mise en place facile). 

La semaine en 4 jours reste tout de même un modèle attractif : pour 71 % des chefs d’entreprise interrogés, elle améliorerait le bien-être et la satisfaction des équipes. Ils sont par ailleurs 61 % à estimer que la semaine en 4 jours réduirait l’absentéisme, en hausse depuis 2019, selon le baromètre de Ayming France.  

Lisa Combe 

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