Remis en cause par une partie de sa base, le député de Paris a décidé de quitter le poste de président du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Son successeur sera désigné lors des journées parlementaires qui se tiendront les 10 et 11 septembre.

Dans la majorité, il n’y a pas qu’au gouvernement que les têtes changent. Jeudi 16 juillet au matin, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, a annoncé son départ pour le mois de septembre.

Dans un courrier adressé à ses collègues, il estime que, à l’heure du "nouveau chemin", le groupe "doit se réinventer" et qu’un "changement de président est nécessaire pour insuffler ce nouvel élan (…), un passage de relai s’impose, qui apportera du sang neuf à la tête de notre groupe".

Gilles Le Gendre était contesté par une partie de ses troupes. Parmi les griefs reprochés à l’ancien journaliste : un manque de dialogue avec la base, la création ces derniers mois de deux groupes dissidents, l’un regroupant des macronistes de l’aile gauche (EDS) l’autre des mécontents de l’aile droite (Agir). Le député de Paris était sur la sellette depuis début juin, date à laquelle Marianne avait laissé fuiter une note envoyée à Emmanuel Macron. Il y prônait notamment le départ d’Édouard Philippe mais aussi la nomination de Christophe Castaner aux Armées et Manuel Valls à l'Intérieur. Tout en offrant ses services pour intégrer un futur gouvernement. Un message peu apprécié de la base qui a contraint Gilles Le Gendre à un exercice d’excuses publiques et de contrition.

Malgré une popularité déclinante Gilles Le Gendre affirme partir de lui-même, "en toute liberté. Nul ne l’impose, n’en déplaise à certains". Le prochain président de groupe sera désigné lors des journées parlementaires des 10 et 11 septembre. Parmi les noms évoqués en interne pour lui succéder : Roland Lescure, député des Français de l’étranger, Sylvain Maillard, Olivia Grégoire et Pierre Person, députés de Paris. Deux autres noms de poids-lourds circulent également pour occuper ce poste stratégique : Christophe Castaner et François de Rugy.