La pépite française FinX lève 6 millions d’euros et remporte l'appel à innovations "Mobilités JO 2024". Coup de projecteur sur une invention qui pourrait transformer les déplacements maritimes et fluviaux.

Contaminant vingt fois moins l’environnement que celui à hélices, ce moteur avant-gardiste est silencieux et ne rejette pas d’huile dans la mer. En outre, il comporte peu de pièces, elles-mêmes issues en majorité de matériaux recyclés et recyclables. Enfin, accompagnée depuis sa création en 2019 par le navigateur français Loïc Peyron, l’entreprise FinX est aussi reconnue pour son efficacité et sa sécurité pour l’homme et la biodiversité.

Ce moteur avant-gardiste est silencieux et ne rejette pas d’huile dans la mer

Exclusivement électrique, ce nouveau moteur s’inspire du mode de propulsion ondulatoire de certaines espèces marines sans recourir aux hélices. C’est en observant les dauphins agiter leur nageoire caudale avec une grande amplitude et une faible fréquence que FinX a développé cette innovation. Et ce, en inversant le schéma : l’hélice est remplacée par une membrane ondulante actionnée à faible amplitude mais à haute fréquence.

De fortes ambitions en perspective

La société prévoit de livrer 80 moteurs Fin5 dotés d’une puissance de deux kilowatts (équivalent d’un moteur thermique de 5 chevaux) adaptés aux petits bateaux et voiliers pour avril 2023, et 800 d’ici la fin de l’année prochaine. Made in France, la production sera exclusivement située en Normandie. Des objectifs ambitieux qui leur ont permis de lever 6 millions d’euros auprès de Bpifrance et d’investisseurs normands en octobre 2022.

Les JO, une opportunité en or ?

Fort de sa victoire lors de l’appel à innovations "Jeux Olympiques Paris 2024", orchestré par France Mobilités (ministère de la Transition Écologique) qui vise à promouvoir les mobilités vertes, FinX nourrit d’autres desseins pour cet événement sportif. De fait, pour la première fois de l’histoire la cérémonie d’ouverture des JO aura lieu à l’extérieur d’une enceinte sportive, pour prendre place sur la Seine devant 600 000 personnes. L’objectif affiché par l’entreprise est d’équiper entre autres, l’embarcation qui transportera la flamme olympique sur le fleuve parisien.

Cette vitrine olympique sera l’occasion parfaite pour la start-up de réaliser une nouvelle levée de fonds, afin de lancer la production de moteurs Fin150 et Fin500 plus puissants destinés à équiper de plus grosses embarcations. Ces ambitions visent non seulement le marché français mais aussi ceux européen et international d’où sont issues plus de la moitié des commandes passées. Nul doute qu’un avenir radieux se profile pour cette pépite innovante française.

Tom Laufenburger

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