Lundi, le Nasdaq a revu à la baisse l’influence des géants de la tech dans son indice phare. Sont concernés : Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, Nvidia, Tesla et Meta.

 L’expression anglo-saxonne "sky is the limit" (le ciel est la limite) ne s’est pas avérée pour les grands groupes de la tech cette semaine. Comme il l’avait annoncé, le Nasdaq a revu à la baisse lundi 24 juillet à l’ouverture de la Bourse l’influence d’Apple, Microsoft, Alphabet (Google), Amazon, Nvidia, Tesla et Meta (Facebook) au sein du Nasdaq 100. Concrètement, le poids des "sept magnifiques" a été réduit, passant de plus de 50 % du total de la capitalisation boursière de l’indice phare à moins de la moitié. Leur poids ayant été redistribué aux plus petites capitalisations.

Au cours du premier semestre de cette année, l’indice a pris 39 %, ce qui en fait la meilleure performance de l’histoire sur une période de six mois. Les Big 7 ont largement contribué à cette hausse depuis le début de l’année : + 49 % pour Apple, + 45 % pour Microsoft, + 35 % pour Alphabet, + 55 % pour Amazon, + 211 % pour Nvidia, + 113 % pour Tesla et + 151 % pour Meta, rappellent Les Échos.

Problème de concentration

En quoi est-ce un problème ? "Même les investisseurs qui achètent l’ensemble de l’indice constatent que plus de la moitié de leur investissement est concentré sur sept titres seulement", explique la société de gestion d’actifs DWS dans une note consacrée au sujet. D’où l’intérêt d’un ajustement : "La Bourse veut ainsi éliminer, au moins partiellement, le déséquilibre de son indice causé par la flambée des prix des plus grandes valeurs technologiques américaines." Lesquelles ont notamment été portées par l’intelligence artificielle.

Plus encore, cet ajustement de la part du Nasdaq permet d’éviter les problèmes de conformité auxquels les fonds qui suivent l’indice risquent d’être confrontés. Car ceux-ci doivent être suffisamment diversifiés et limiter les poids des plus grandes valeurs, au risque sinon de perdre certains avantages fiscaux.

Le Nasdaq avait annoncé ce changement de pondération dès le 7 juillet. Les commentateurs ne s’attendaient pas à un gros bouleversement sur les marchés. Ce rééquilibrage n’est pas le premier du genre. Un ajustement a eu lieu en 1998 et un second en 2011. Ce dernier avait été décidé après qu’Apple eut atteint les 20 % du total de l’indice. Ce qui n’avait pas entraîné de baisse de l’action à l’époque.

Olivia Vignaud

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