Trois questions à… Hamdi Chatti, directeur montres et joaillerie, Louis Vuitton

Hamdi Chatti sait de quoi il parle. Son diplôme d’horloger, spécialisation montres à complications en poche, il passe un master en marketing de luxe à l’Essec Paris. Avant d’être à la tête du département horlogerie-joaillerie de Louis Vuitton, il s’est forgé une solide expérience, d’abord chez Cartier, puis Piaget, Montblanc, Harry Winston et LVMH. Un homme de terrain à l’aise aussi bien à son établi d’horloger qu’autour d’une table lors d’un comité de direction.

Face à la maroquinerie si renommée de Louis Vuitton, a-t-il été difficile d’imposer l’horlogerie à la marque ? Quelle a été votre recette ?

Non, pas du tout, bien au contraire, ce sont nos clients de maroquinerie qui achètent nos montres. Ils connaissent et reconnaissent la force de nos designs et la qualité de nos produits, que ce soient des sacs ou des montres. Notre challenge était de hisser l’horlogerie à la hauteur de la réputation de notre maison.

Quelles sont les qualités d’une montre réussie ?

C’est une montre rendue désirable par un design innovant et intemporel.

Comment abordez-vous à la fois la haute horlogerie et le marché des montres connectées ? En ce moment même, à votre poignet, montre intelligente ou grande complication ?

De la même façon, avec la même exigence, la Tambour Horizon connectée et la Tambour Moon Poinçon de Genève ont été développées par les mêmes équipes à Genève, au sein de notre manufacture. Nous sommes en semaine, je porte la connectée, qui est très fonctionnelle et belle à la fois. Quant aux week-ends, j’ai de la chance, je penche souvent pour une grande complication.

Propos recueillis par Hervé Borne

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