Comment devenir un patron à moins de 40 ans ? S’il n’y a pas de recette miracle et que chaque parcours est unique, il existe plusieurs ingrédients indispensables : audace, rencontres, passion, vision, vie personnelle épanouie.

Lorsque la rédaction de Décideurs Magazine a commencé à plancher sur un dossier consacré aux patrons de moins de 40 ans, une question s’est posée : qui choisir ? Afin d’obtenir un maximum de noms, nous avons opté pour une méthode classique, l’appel à témoignage sur LinkedIn. Résultat, plusieurs centaines de profils de grande qualité reçus en quelques jours et une messagerie au bord de la saturation.

Comment s’est effectuée la sélection ? De manière empirique, nous avons panaché les profils en mélangeant les créateurs et les dirigeants nommés, tout en mixant différents secteurs (services, industrie, start-up…). Nous avons privilégié les groupes de grande taille, sans pour autant négliger certaines petites sociétés prometteuses, et fait notre possible pour tendre vers la parité.

Toutes les personnalités mises en avant ont des parcours variés. Certaines sont diplômées des meilleures écoles, d’autres sont entrées très tôt dans la vie active. Si quelques-uns des dirigeants se rêvaient aux manettes d’une société depuis leur plus tendre enfance, d’autres sont arrivés là pratiquement par hasard.

Deux qualités ressortent. La première est sans conteste l’audace. Il en faut pour écrire au culot à Xavier Niel, taper dans l’œil de grands patrons comme Patrick Drahi ou Alain Ducasse. Cette qualité est également indispensable pour abandonner de brillantes études à Sciences Po et se consacrer à son auto-entreprise, quitter de confortables cabinets ministériels pour redresser une entreprise qui périclite, démarcher de grands groupes lorsque l’on est seul avec seulement quelques idées. Autre qualité commune, la vision. Là aussi, il en faut pour comprendre dès 2015 que l’IA allait bouleverser tous les business models ou que l’exercice du droit que l’on pensait figé dans le marbre allait être disrupté.

Les journalistes ayant rédigé ces articles sont unanimes : les interviews avec les dix-sept dirigeants sont une sorte de thérapie. La passion et l’enthousiasme de cette nouvelle génération sont si contagieux que l’on en ressort avec la pêche, l’envie de renverser les montagnes, la certitude que rien n’est impossible si l’on s’en donne la peine. Et si ce dossier spécial faisait des émules ?

Arthur Dreyfuss, le discret patron d’Altice France

Thomas Métivier, l’architech de Cdiscount

Philippine Rougevin-Baville, la Qonto way of life

Quitterie Mathelin-Moreaux l’irrésistible ascension de Skello

Vincent Luciani, l’intelligence sans artifices d’Artefact

Benjamin Bouffard, succès assuré chez Stelliant

Tom Lerouge, un mécano chez les cuistots du Groupe Ducasse

Matthieux Creux, le précoce de Forward Global

Jean-Rémi de Maistre, droit vers l’international avec Jus Mundi

Amélie Schieber, Free Tiime

Mirabelle Lamoureux, évangéliste à l’occasion chez Keep

William Perrier, Cycles vertueux chez Lapierre

François Bonnat (The Smilist), toutes dents dehors

Camy Puech, un capital plus qu’humain avec Qualisocial

Jade Frommer (Ephemera) : "J’ai tenté de joindre Xavier Niel sur huit adresses, je suis tombée sur la bonne"

Philippe Romano (Kbrw) : "Entreprendre est une manière d’avoir une clé de lecture de la société"

Amélie Guicheney (Gaya) :" L’entrepreneuriat reste ce que j’ai connu de plus complexe"