Ces derniers mois, le patron de LVMH s’active sur le marché des médias. Après avoir mis la main sur Paris Match fin 2024, il devient actionnaire majoritaire de Bey Medias, groupe regroupant L’Opinion et L’Agefi.
Bernard Arnault annonce le rachat de L’Opinion et de L’Agefi
Pour le grand public, Bernard Arnault est à la tête d’un empire du luxe. Mais grâce à de récentes opérations externes, le milliardaire constitue peu à peu un pôle médiatique dont la force de frappe est impressionnante.
Ce dernier fonctionne sur deux jambes l’une généraliste (Le Parisien, Paris Match, Radio Classique), l’autre plus économique (Les Echos, Mieux vivre votre argent). Le mercredi 2 juillet, deux nouvelles acquisitions ont été annoncées : le journal d’obédience libérale L’Opinion ainsi que L’Agefi qui jusqu’alors faisaient partie de la société Bey Medias de Nicolas Beytout. Le milliardaire breton possédait déjà 25% des parts. Le reste a été acquis auprès des autres actionnaires : Thétys, le holding de la famille Bettencourt, l’Américain Ken Fisher et Rupert Murdoch.
Rentabilité et influence
Bey Medias compte 150 salariés dont 90 journalistes pour un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros. L’Agefi fait figure de poule aux œufs d’or, notamment grâce à des activités dans l’évènementiel. Si L’Opinion n’a jamais généré de bénéfices, il reste un média de premier plan dans le milieu des affaires et dans le monde politique. Des élus tels que Bernard Cazeneuve ou David Lisnard y tiennent des chroniques régulières.
Pas de changement au programme
Selon Le Monde, "ce changement d’actionnaire ne devrait pas bouleverser la vie des deux titres, et M. Beytout continuera de présider Bey Médias". Ainsi, Rémi Godeau et Alexandre Garabédian, les deux rédacteurs en chef sont confortés dans leurs postes et les rédactions sont parties pour rester rue Bellini dans le XVIème arrondissement. Aucun rapprochement organisationnel avec les autres journaux du groupe ne sont à l’étude.