L’excellence est indispensable pour conquérir le marché international et séduire les consommateurs sur le marché intérieur. Mais quelle est la définition exacte de cette notion ? Réponse dans une étude menée par OpinionWay en collaboration avec Parnasse et le Who’s Who.

Pour exporter et se distinguer de la concurrence mondiale, les entreprises françaises n’ont pas le choix, elles doivent jouer la carte de l’excellence. La situation est la même dans l’Hexagone où les consommateurs attachent de plus en plus d’importance à cette notion, que ce soit sur le plan de la qualité, du respect de l’environnement ou encore du service après-vente.

Mais comment qualifier l’excellence française ? C’est la tâche à laquelle s’est attelée l’institut OpinionWay qui a réalisé une étude qualitative et quantitative en collaboration avec Parnasse et le Who’s Who. Ont été interrogés le grand public, des dirigeants et des membres du Who’s Who. Les résultats ont été dévoilés à l’occasion de la première édition de la nuit de l’excellence qui a eu lieu le 29 septembre au soir. Voici les premiers enseignements.

Quatre critères ressortent

Selon le baromètre, le principal critère qui détermine l’excellence à la française est la qualité des produits et des services. Celle-ci se caractérise par un haut niveau d’expérience et de savoir-faire. L’habileté des professionnels, l’ancrage historique semblent donc influencer la perception des sondés.

Cependant, l’excellence française ne se caractérise pas uniquement par la qualité et la "beauté du geste". En seconde position, ce sont les termes liés à la croissance et au dynamisme économique qui reviennent le plus. À la troisième place, la capacité d’une société tricolore, à rayonner à l’international ressort nettement. De manière surprenante, le champ lexical de la performance économique occupe une place centrale chez les entrepreneurs mais aussi chez les consommateurs. Enfin, la capacité à proposer du sur-mesure et à s’adapter aux besoins de chacun se place à la quatrième position.

De manière surprenante, le champ lexical de la performance économique occupe une place centrale chez les entrepreneurs mais aussi chez les consommateurs

À chacun son excellence ?

Les sondés sont unanimes, un secteur incarne particulièrement les atouts de notre pays. Il s’agit du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration. En seconde position, mais à bonne distance de la première place, le secteur des "laboratoires pharmaceutiques, des équipementiers de santé, de la biotech et de la cosmétologie" se démarque. Étrangement, la méthodologie ne prend pas en compte le secteur de la défense, qui est pourtant l’une des forces de la France devenue cette année le second exportateur mondial.

Le secteur des services aux entreprises est pratiquement trois fois moins cité par le grand public que par les dirigeants d’entreprise.

Si particuliers, entrepreneurs et membres du Who’s Who sont dans l’ensemble sur la même longueur d’onde, l’étude menée par OpinionWay dévoile quelques menues différences. Ainsi, chez les professionnels, les moins de 35 ans attachent une grande importance à la sécurisation des données clients. Au sein du grand public, les plus jeunes sont bien plus nombreux que leurs aînés à mentionner la banque et la fintech. Leurs aînés, en revanche, ont plus tendance à mentionner le secteur industriel.

Lucas Jakubowicz