Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, Tesla est dans la tourmente sur le vieux-continent. Si de multiples raisons peuvent être avancées, difficile de ne pas prendre en considération des raisons politiques…
Les ventes de Tesla s’effondrent en Europe. Merci Elon Musk ?
C’est devenu une véritable mode aux États-Unis. De nombreux propriétaires de Tesla arborent sur leurs véhicules des autocollants clamant "I bought this before we knew Elon was crazy", "I love my car, not the CEO", "Vintage Tesla pre Madness Edition"… Certains conducteurs vont jusqu’à transformer leurs véhicules pour que l’on ne reconnaisse pas la marque. Pour le moment, les chiffres sur une éventuelle baisse des ventes ne sont pas publiés au pays de l’Oncle Sam.
Résultats catastrophiques
En Europe, ils sont connus et peuvent inquiéter Elon Musk. En Allemagne, premier marché européen de la marque, l’agence fédérale pour l’automobile a rendu publics les chiffres de février 2025. Verdict ? 1 429 Tesla vendues contre 6038 en février 2023, soit une dégringolade de 70% ! Pourtant, entre 2023 et 2024, les immatriculations de voitures électriques sont en hausse de 31% outre-Rhin.
La première puissance économique du Vieux-Continent n’est pas un cas isolé. Entre janvier 2024 et janvier 2025, les ventes sont en chute de 75% en Espagne, 66% en Suisse, 48% au Danemark, 45% en Norvège et de 44% en Suède. La moyenne européenne s’élève à -45% ! Dans l’Hexagone, le constructeur américain accuse un repli de 63%.
Boycott politique ?
Certains observateurs de l’industrie automobile expliquent ces résultats par de multiples facteurs. Les constructeurs chinois inondent le marché et leurs concurrents européens se réveillent. Ils se reposent sur leur maillage territorial et leurs prix abordables pour tailler des croupières à la société d’Elon Musk. Les nouveaux bonus écologiques pénaliseraient également Tesla.
Mais difficile de ne pas voir une raison politique derrière ces mauvaises performances. Les ventes ont chuté brutalement dès l’installation de Donald Trump à la Maison Blanche et l’arrivée d’Elon Musk à la tête du Department of government efficiency (Doge)…
Cela prouve que l’engagement politique d’une marque fait rarement bon ménage avec le business. Ces dernières années, les conservateurs se réjouissent du phénomène "go woke go broke". Les multinationales allant trop loin dans le wokisme ont vu leurs résultats chuter les contraignant parfois à revoir leur stratégie. Le cas de Disney est un parfait exemple. Mais les entreprises à l’avant-poste du backlash conservateur sont également pénalisées.