Foodora, Uber, Airbnb… Le phénomène de fond alliant souplesse et intermédiation s’élargit en toute discrétion au secteur BtoB, notamment avec le prêt de salariés.

Le principe est simple : une entreprise en demande de personnel sollicite une autre entreprise en surplus d’effectifs, qui met à sa disposition un de ses collaborateurs, volontaire et consentant. Jérôme Gonon, fondateur de Mobiliwork et passionné par l’économie collaborative, en a fait un business : « L’idée est d’apporter une solution innovante qui rompt avec les codes "rigides" liés à l’embauche de main d’œuvre supplémentaire. » Moins coûteux que l’intérim, plus modulable que le CDD, le système sert d’outil d’ajustement financier, grâce à l’allégement des charges du personnel, et social, car le salarié s’enrichit de nouvelles expériences professionnelles. Une garantie de « l’employabilité au sein d’un même bassin d’emploi » pour Catherine Bergaud, associée du cabinet d’audit Mazars. Dans les faits, le marché peine encore à séduire et la loi Cherpion, qui élargissait et facilitait pourtant le recours au « prêt de main d’oeuvre », n’a toujours pas trouvé son public.

 

V.L.

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