S’il n’y avait qu’une chose à retenir de lui, c’est bien sa combativité. Parti de rien, Benjamin Bouffard a su gravir les échelons deux par deux, jusqu’à prendre la présidence du groupe Stelliant, acteur de référence dans le secteur de l’assurance à seulement 35 ans.
Benjamin Bouffard (Stelliant) : Succès assuré
"Depuis toujours, mon but est de m’assurer que ma famille ne manquera de rien." Dès sa plus tendre enfance, Benjamin Bouffard affiche une grande maturité. Il rêve de devenir avocat, car l’injustice le révolte, mais son père a d’autres projets pour lui. Dans sa ville de La Rochelle, l’étudiant entame un double cursus en fac de droit et en école de commerce. Il poursuit sa formation à Kedge, puis dans une école d’ingénieurs.
Le travail dans le sang
Petit-fils d’agriculteur, ce passionné de vin a grandi au milieu de valeurs familiales fortes : le travail et le partage, point de départ d’une carrière à cent à l’heure. Il met de côté ses passions pour la musique et la viticulture pour, très vite, se consacrer corps et âme à son travail, presque avec acharnement. "J’ai du mal à abandonner. S’il m’arrive d’être découragé, cela dure vingt minutes, puis je repars!". De petits jobs alimentaires à la création de plusieurs entreprises en parallèle de ses études, cet entrepreneur reste fidèle à ses ambitions de départ et accueille les échecs de parcours comme des apprentissages précieux.
Diplômes en poche, il vise avant tout un secteur qui embauche. Ce sera l’assurance. Il fait ses armes chez Marsh de 2011 à 2016, puis rejoint WTW (anciennement Gras Savoye) afin de créer sa structure de conseil en France puis en Europe. Cette initiative lui permet d’être cadre dirigeant à seulement 27 ans. En juin 2024, alors qu’il n’a que 35 ans, il est démarché par le prestataire de services pour les assureurs Stelliant qui lui propose une offre difficile à refuser : prendre la présidence du groupe qui compte 3000 collaborateurs.
Des débuts remarqués
Les premiers mois commencent sur les chapeaux de roue. De quoi réjouir Benjamin Bouffard, qui préfère "être acteur du changement plutôt que spectateur dans l’immobilisme". L’une de ses premières mesures? Remanier la composition du Comex pour tendre vers la parité, mais surtout pour diriger au mieux le navire : "Je ne connais pas un dirigeant qui sache emmener une société seul", avoue celui qui ne veut absolument pas se laisser enfermer dans une bulle. Dans un joli clin d’œil de parcours, certains de ses anciens patrons sont venus le trouver pour qu’il les embarque à son tour. Une belle marque de confiance qu’il accueille avec fierté et beaucoup de reconnaissance.
Benjamin Bouffard, préfère "être acteur du changement plutôt que spectateur dans l’immobilisme"
"Marcher, c’est penser"
Benjamin Bouffard aime se lever à six heures du matin pour prendre un moment de clarté avant d’entrer dans la mêlée ou pour gérer les urgences professionnelles. Pour éviter de perdre du temps dans des réunions interminables, il opte pour deux techniques originales : les faire en marchant ou installer moins de chaises que de participants. Le jeune père de famille trouve son exutoire dans la pratique du violon, du piano ou encore de la guitare, et s’évade dès qu’il le peut en Normandie.
Malgré un agenda surchargé, il trouve le temps de soutenir des causes qui lui tiennent à cœur. Un engagement qui l’a amené à travailler sur un outil permettant de détecter la volatilité de la glycémie afin d’adoucir le quotidien des enfants atteints de diabète. Pour la suite, il n’est pas impossible que nous retrouvions Benjamin Bouffard à la tête d’un projet à fort impact, ou tout simplement en famille, un verre de Gruaud Larose à la main.
Marine Fleury