Avec la confiance d’un actionnariat 100% familial, Édouard Roquette a su transformer son groupe en l’ouvrant à des marchés de niche plus rémunérateurs et moins concurrentiels. De quoi laisser entrevoir un développement extraordinaire sur quinze ans.

Décidément, les grandes fortunes du nord de la France sont bien discrètes. Édouard Roquette ne fait pas exception. Totalement inconnu du grand public, l’homme dirige pourtant l’acteur numéro 1 en Europe dans son secteur d’activité: la transformation d’amidon. Très répandu, cet ingrédient d’origine naturelle se retrouve partout, du yaourt au papier en passant par les produits pharmaceutiques ou le dentifrice. À la tête d’une firme qui porte son nom – ou plutôt celui de son grandpère qui cofonda l’entreprise en 1933 –, Édouard Roquette a réussi à se faire un prénom. Diplômé de Skema, c’est seulement après avoir fait ses armes dans un groupe chimique au Canada et en France pendant sept ans qu’il rejoint l’entreprise familiale. 

Une stratégie : diversifier

Depuis sa nomination en qualité de président du conseil d’administration en 2012, il n’a de cesse d’accompagner la croissance de son groupe. Le mot d’ordre ? La diversification vers les marchés de spécialités comme les protéines végétales. Une recette qui fait ses preuves, comme en témoignent les derniers chiffres publiés: 3,5 milliards d’euros de chiffre d'affaires, pas d’endettement, de forts investissements et un résultat opérationnel multiplié par deux entre 2015 et 2018. Nul doute qu’avec l’explosion de la demande en nouvelles protéines, portée notamment par les jeunes générations désireuses de consommer moins de viande, la firme a de très beaux jours devant elle.

Sybille Vié

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