L'augmentation du pouvoir économique des femmes a été considérable ces dernières années. Elles sont de plus en plus influentes en matière d’économie et accèdent dorénavant à des postes hauts placés. Si la parité ne constitue pas toujours une réalité dans certains pays, des femmes réussissent néanmoins à briser le "plafond de verre" et à s’affirmer. Entretien avec Sandrine Genet, cofondatrice chez Carat Capital.

Décideurs. Comment et pourquoi êtes-vous devenue CGP ?  

Sandrine Genet. Après avoir pensé que ce destin était le fruit du hasard, j’ai réalisé qu’il y avait une vraie logique dans mon parcours. Mon histoire familiale m’a fait comprendre la fragilité d’un patrimoine, particulièrement pour un entrepreneur. Après des études de marketing et des débuts en banque privée, j’ai compris que ma vocation était de travailler dans une plus grande proximité avec mes clients et avec une totale liberté de choix pour accompagner, sécuriser et consolider leur patrimoine. 

Avez-vous déjà ressenti l’effet "plafond de verre" dans votre carrière ? Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui y sont confrontées ?  

Je ne l’ai jamais ressenti, n’ayant ni travaillé au sein d’une grande entreprise ni atteint un niveau hiérarchique suffisant. Je donnerai tout de même deux conseils. Tout d’abord, on ne peut réussir que ce que l’on est capable de rêver. S’agit-il d’une problématique typiquement féminine ? Il peut y avoir une tendance chez les femmes à limiter leurs rêves. Or, elles ont le droit d’être ambitieuses. Être une femme ne devrait être ni un sujet, ni une faiblesse. Travailler son réseau est également essentiel pour gagner en agilité, en veillant toutefois à s’entourer de personnes dont on partage les valeurs. 

Comment imaginez-vous votre métier se transformer à moyen terme ?  

Les clients attendent transversalité et instantanéité du conseil. De plus, il s’agit là d’une conviction plus personnelle, mais il est nécessaire d’éduquer nos clients sur notre environnement juridique, fiscal et financier afin de les rendre plus autonomes. 

Le conseil que vous auriez aimé que l’on vous donne avant de vous lancer ? 

Celui qui a été le plus utile est de toujours avoir un plan B, car les choses ne se passent jamais comme prévu. Aussi, lancer son cabinet demande une prise de conscience du vrai asset, qui est, en réalité, nous-mêmes. 

Vous souvenez vous de votre tout premier client ? 

L’un de nos premiers clients, chirurgien de profession, nous a très vite donné sa confiance. Ce qu’il y a de superbe dans ce métier, c’est justement cette relation que l’on tisse dans le temps. Nous sommes présents dans les hauts comme dans les bas. 

Propos recueillis par Emilie Zana

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