Quatrième ville de France en nombre d’habitants, Lille se développe aujourd’hui autour des nouvelles technologies et tente depuis quelques années de séduire les entrepreneurs français comme européens. Un défi pour les cabinets d’avocats.

C'est au cœur de la MEL (métropole européenne de Lille, qui regroupe une totalité de 95 communes, comprenant Roubaix, Tourcoing et Villenave D’Ascq) que la capitale des Hauts-de-France essaye d’assurer sa vitalité économique, bien que la région soit la plus pauvre de France derrière la Corse et qu’elle se confronte à plusieurs difficultés.

Une région engagée dans son économie

Au premier trimestre 2020, ce qui était, il y a peu encore, le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, présentait un taux de chômage de près de 10 %. Avec un secteur industriel et un secteur tertiaire marchand représentant respectivement 12,1 % et 47,9 % de l’activité économique totale, la région doit renouer avec la croissance. Pour cela, Lille peut compter sur une population dense et majoritairement jeune (86 % des Lillois ont moins de 60 ans). Ces chiffres sont entretenus par la présence d’étudiants fréquentant les nombreuses universités et écoles renommées de la ville.

Celle dont on dit qu’elle est « au carrefour de l’Europe » est située à trente minutes de Bruxelles, une heure de Paris, et une heure vingt de Londres, soit au cœur de l’hyper centre de consommation le plus riche d’Europe. Cet hyper centre étant le troisième sur le plan mondial derrière Tokyo et New York avec 100 millions de consommateurs ayant 1 524 milliards d’euros de pouvoir d’achat, et ce, dans un rayon de 300 kilomètres. Pour consolider cette place, la capitale des Flandres a déployé trois « pôles d’excellence » à visée internationale : EuraLille, EuraSanté et EuraTechnologies. Ils s’inscrivent au cœur de la stratégie globale d’attractivité de la ville.

Ces efforts semblent maintenant payer. La ville profite d’une hausse du tourisme depuis 2018 et d’un renouvellement lent mais certain de ses activités économiques. Elle semble devenir une capitale high tech française. Plus de 140 entreprises de la filière sont installées sur le territoire de la MEL, dont des groupes de renom. IBM s’est implanté au cœur du pôle EuraTechnologies, le groupe de développement numérique Ankara a conservé son siège social à Roubaix, de même que OVH (leader européen de l’hébergement de serveurs en Europe). De quoi s’ouvrir à l’étranger en somme. La région concentre en effet 10 % des investissements étrangers réalisés en France. En 2017, elle recensait 1 875 établissements étrangers sur son territoire, dont 45 % dans la MEL. En 2017, 14 1000 habitants de la région étaient employés par des entreprises étrangères, soit 10 %. Ces dernières réalisent 24 % du chiffre d’affaires régional et 47 % des exportations.

Le tissu économique lillois est néanmoins encore en reconstruction. La métropole semble tourner son activité vers les secteurs de la technologie de pointe, la recherche et le développement.

Une demande en avocats du 2.0

Septième barreau de France avec 1 256 membres, Lille a connu une croissance de 53,3 % du nombre d’avocats en dix ans (sur la période 2009-2019). Composé à 53,3 % de femmes et d’une moyenne d’âge de 43 ans, le barreau lillois affiche des caractéristiques qui ont peu évolué au cours des dernières années. En 2019, 672 avocats exerçaient en qualité de collaborateurs ou d’associés et 495 à titre individuel. S’y ajoutent 89 bénéficiant du statut de salarié. Les structures de petite taille semblent être privilégiées, rares étant les cabinets dépassant une dizaine d’avocats.

L’activité de la région se transforme. La part du secteur tertiaire reste importante, mais l’avancée de la production hightech et numérique va nécessiter des compétences juridiques spécifiques. En 2019, les spécialisations les plus représentées au barreau de Lille restaient traditionnelles. On trouve par ordre d’importance le droit du travail, le droit de la sécurité sociale et de la protection sociale, le droit immobilier, le droit des sociétés… On peut noter cependant le développement de cabinets tels que Altervia ou Quintuor, qui revendiquent leur savoir-faire en droit de la propriété intellectuelle et des nouvelles technologies. Le marché de l’emploi juridique semble être en demande de ces nouveaux experts, pour répondre à la demande grandissante des entreprises clientèles des cabinets d’affaires.

QUELQUES CABINETS D'AVOCATS PARMI LES MEILLEURS

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Louise Tydgadt

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