Dire que la legaltech a profité de la crise sanitaire serait mal venu, nul ne peut se réjouir des malheurs d’autrui. Dire en revanche que la période de confinement a constitué un tremplin pour toute une série de solutions digitales est incontestable.

Dire que la legaltech a profité de la crise sanitaire serait mal venu, nul ne peut se réjouir des malheurs d’autrui. Dire en revanche que la période de confinement a constitué un tremplin pour toute une série de solutions digitales est incontestable. Cela a été le cas pour les outils de travail en général, il n’y a aucune raison pour que la legaltech ne soit pas concernée. Ceux qui hésitaient, n’avaient pas le temps d’y réfléchir, n’y voyaient aucun intérêt financier ou préféraient tout simplement rester dans une posture d’opposition ont bien été obligés d’utiliser des plateformes de travail collaboratif à distance. De là à dématérialiser le closing d’une opération de cession d’entreprise ou le cycle de vie d’un contrat, il n’y a – il n’y avait – qu’un pas.

Alors oui, le coronavirus est l’événement imprévisible qui a fait basculer la legaltech française dans la phase 2 de son existence. Depuis au moins dix ans, les besoins s’affinaient, les technologies se perfectionnaient, les fonctionnalités se précisaient, les forces s’unissaient mais un frein demeurait : la demande. Cette dernière ayant connu un bon exponentiel à partir du mois de mars, l’investissement réalisé jusque-là a pu enfin porter ses fruits. Ou les portera rapidement. L’optimisme est une valeur qui guide ce dossier consacré à l’avenir de la legaltech française, observateurs et acteurs semblent enfin pousser un ouf de soulagement. Un sentiment partagé même par les avocats sous la plume de l’ancien garde des Sceaux Dominique Perben qui écrit dans son rapport rendu public le 25 août : «La crise de la profession d’avocat est aussi – et peut-être même avant tout – une crise de l’offre. Le succès de la legaltech en a apporté l’irréfutable démonstration.» Avec lui, n’ayons plus peur de parler de succès !

Dossier réalisé par Marine Calvo, Pascale D'Amore, Clémentine Locastro et Massilva Saighi

 

Et, pour poursuivre la réflexion, retrouvez le podcast La Barre dont le prochain numéro disponible en septembre sur toutes les plateformes est consacré à la legaltech. Autour de l’avocat David Sabatier et d’Emmanuel Ojzerowicz, directeur chez Leaders League, le débat portera sur le manque de parité parmi les fondateurs de start-up du droit en France, le niveau réel d’IA utilisé par leurs solutions ou encore la « grande peur » provoquée par leur développement parmi les acteurs traditionnels du droit. Invité spécial pour ce numéro 2 en partenariat avec Décideurs Juridiques : Grégoire Miot, Head of New Markets and Chief Evangelist chez Wolters Kluwer (Legal Software).

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