Au début du confinement, les avocats expliquaient qu’une fois passé le moment de panique causé par les annonces gouvernementales, la mise en place du travail à distance s’est déroulée sans trop de difficultés. Ouf.

Post-confinement, des mesures ont souvent été prises afin de maintenir les cabinets éloignés de tout risque de faillite, au premier titre desquelles figure la diminution, voire la suppression temporaire, de la rémunération des associés. Bravo. Quelques-uns parlent d’une vague de licenciements qui toucherait certains membres des équipes support ou certains collaborateurs. Rien ne la laisse entrevoir pour le moment. La conclusion qu’il faut tirer de ces quatre mois de crise sanitaire est que le petit monde des cabinets d’avocats d’affaires est plutôt résistant. D’une endurance remarquable.

Les événements se sont pourtant enchaînés à une vitesse folle. Les barreaux français ont d’abord manifesté contre la réforme du régime des retraites. Sur cette question, la Chancellerie ne leur a été d’aucune aide, elle a au contraire soutenu le projet du gouvernement avec acharnement. S’en est suivi le blocage des tribunaux à partir du début du mois de janvier, et ce, jusqu’à la mise à l’arrêt du pays par le confinement. Les avocats subissent aujourd’hui des atteintes à leur raison d’être, le secret professionnel, par le fait d’enquêteurs peu soucieux de la préservation des droits de la défense pénale. À tel point que Nicole Belloubet ouvre une enquête sur le fonctionnement du Parquet national financier.

Dossier réalisé par Marine Calvo, Pascale D'Amore et Massilva Saighi

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