Créé en 2019 en partenariat avec le fonds Montefiore Investment, EDG (European Digital Group) continue d’attirer les pépites du monde digital. LesBigBoss, Axome, Wold, Ad’s up Consulting, Proximum 365, Vimeet, Orès, 140 Studio, Metsys, Follow et bientôt d’autres leaders sur leur secteur ont toutes choisi ce modèle entrepreneurial d’association d’expertises. Ancien avocat, fondateur d’Ametix, racheté depuis par Docaposte, mais également fondateur et CEO d’EDG, Vincent Klingbeil revient sur le fonctionnement du groupe, ainsi que ses solutions d’accélération digitale des entreprises.

Décideurs. À sa conception, EDG opérait à mi-chemin entre le fonds d’investissement et une holding corporate. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Vincent Klingbeil. Nous ne sommes pas un fonds d’investissement, mais un groupe de sociétés associées où tous les entrepreneurs sont actionnaires les uns des autres. Inédit en France, ce modèle d’intérêts croisés a su croître avec une agilité propre à nos deux ans d’existence. Afin de faciliter les synergies entre nos différentes structures, nous revendiquons une cohésion, où chacun maîtrise parfaitement ses propres modèles et travaille en bonne intelligence avec les autres. Ainsi, des postes dédiés œuvrent à la centralisation des ressources.

Ces équipes fédératrices décident de la répartition des moyens en fonction des clients, afin d’uniformiser la réponse à l’échelle du groupe. Concrètement, les représentants de structures dont les expertises se complètent, telles qu’Ad’s up Consulting et Axome, respectivement un cabinet de conseil en performance digitale et un spécialiste de l’e-commerce, participent ensemble à des appels d’offres. De même pour Orès, une agence créative, à la fois indépendante et intégrée, qui œuvre fréquemment de concert avec Follow, le spécialiste du marketing d’influence. Pour nos interlocuteurs, cela correspond à un apport important aussi bien en termes de service, qu’en matière de business.

Notre groupe incarne une ambition européenne, mais dispose déjà d’implantations stratégiques mondiales, puisqu’Orès est présent en Asie, ainsi qu’au Canada. Bien que chaque implantation nationale contribue à étendre notre offre et à répondre à plus d’opportunités, ce sont les performances, ainsi que la culture des sociétés partenaires qui constituent les véritables critères de compatibilité, pour que chaque nouvelle adhésion s’inscrive durablement dans la "galaxie" EDG.

"À la mesure de notre engagement dans la promesse du numérique, nos sociétés associées ont connu une croissance organique d’environ 50 % en moyenne"

En dépit des circonstances troublées du printemps 2020, EDG a connu un beau démarrage. Quels ont été les défis de cette hypercroissance ?
Dans l’ombre de la pandémie, l’accélération digitale a été une priorité des sociétés du CAC 40. À la mesure de notre engagement dans la promesse du numérique, nos sociétés associées ont connu une croissance organique d’environ 50 % en moyenne. Autant par l’ampleur de notre groupe, que par notre vitesse de développement, nous savons quels canaux privilégier afin de fluidifier les échanges entre des métiers d’ultra-spécialistes. De bons outils intra-entreprises, mais encore de relations presse, assurent cette communication nécessaire.

Pour la gestion de l’hypercroissance, la clé de voûte de la réussite réside dans la fonction RH. C’est elle qui soutient le développement. Il ne suffit pas d’embaucher plus de commerciaux, directeurs généraux et autres experts. Il faut embaucher des RH, qui sauront pourvoir les postes ouverts, retenir les talents existants, les faire monter en compétences. EDG se distingue par son "feel good management". Pour ce faire, nous avons mis en place des exercices de team building, des conférences et d’autres événements, qui participent au bien-être du salarié. Intra et extrasociété, différents formats de rencontre mensuels sont organisés pour que les équipes commerciales partagent leurs compétences, mais également qu’elles atteignent une plus grande compréhension de l’offre globale d’EDG.

Et depuis toujours, un accent particulier est mis sur la formation des employés: d’où la mise en place d’académies dans la plupart des sociétés de l’écosystème EDG. Outre former les talents, ces filières ouvrent des perspectives de carrières, des avancements spécifiques au sein de la hiérarchie, tel que le management de plus grosses équipes. Nous sommes fiers de constater que l’accélération de carrière au sein d’EDG est trois fois plus rapide que dans une entreprise classique. Actuellement, EDG rassemble plus de 1 700 personnes réparties dans une douzaine de sociétés. Un nombre amené à croître au cours des prochains mois. Les perspectives d’évolution sont donc importantes.

"Actuellement, EDG rassemble pas moins de 1700 personnes réparties dans une douzaine de sociétés, dont le nombre est amené à croître au cours des prochains mois"


EDG fonde son offre sur un réseau d’ultra-spécialistes de l’univers du numérique. Pouvez-vous nous expliquer les mécanismes de votre modèle d’accélération digitale des entreprises ?
Par le biais de notre écosystème de sociétés, nous disposons d’une offre digitale transverse, dont la mise en place dépend du degré de maturité de l’entreprise. Dans l’élaboration de l’identité digitale, nous nous attardons sur la cohérence de la communication on line et off line, des interfaces utilisateurs, afin d’en augmenter le taux de conversion, mais également, les CRM & PRM ["Prospect Relationship Manager", Ndlr], ainsi que la cybersécurité.

Certaines entreprises n’utilisent pas suffisamment les leviers à leur disposition. En matière de community managing par exemple, il leur arrive de délaisser certains relais, au profit d’un seul réseau social de prédilection. Outre les fondamentaux pour générer plus de trafic et le marketing programmatique, notre expertise comprend la détection de certains réseaux oubliés. Les experts en influence de Follow ou en performance digitale comme Ad’s up Consulting connaissent les avantages de chaque réseau, tel que Pinterest, qui présente un énorme potentiel SEO ["Search Engine Optimization", en français l’optimisation pour les moteurs de recherche, Ndlr] et SEA ["Search Engine Advertising", qui correspond à la publicité ponctuelle sur les moteurs de recherche, Ndlr]. Enfin, nous accompagnons les entreprises sur les formats les plus porteurs, avec un ROI testé et approuvé, tel que le "snack content" de la plateforme TikTok.

Comment s’exécute votre accompagnement des entreprises, notamment par rapport aux tendances technologiques : le métavers et les NFT (les "Non-fungible tokens") ?
En physique comme en digital, nous contribuons au travail de veille des entreprises sur les sujets à fort potentiel. À cette fin, nous produisons une émission mensuelle, le Tech Show, où nous invitons des dirigeants à échanger sur des thématiques clés du secteur Tech et Digital. Elle offre un aperçu de l’intimité des grands dirigeants, où ils partagent leur façon de penser, la manière dont ils ont appréhendé certains défis. Sur des réseaux tels que LinkedIn et TikTok, nous insérons les informations de visionnage, ainsi que des extraits, pour relayer les fondamentaux de l’expertise en question. Accessibles sur YouTube, ces vidéos complètent les journées dédiées que nous organisons en présentiel.

Très tôt, nous nous sommes positionnés sur les problématiques relatives au Web 3 [Ndlr: l’ensemble des technologies dédiées à un partage d’information décentralisé, telles que la blockchain]. Nous avons créé le Club Metaverse avec Wold, le premier club privé qui réunit tous les mois les meilleurs experts français et internationaux du Web 3.0, dont l’optique est une montée générale en expertise. Lors de ces événements, nos invités ont pu rencontrer des figures de poids de l’univers du numérique, dont Sébastien Badault, VP de Ledger, une start-up française, leader sur les portefeuilles de cryptomonnaies physiques, ou Teddy Pahagbia, l’un des 30 plus grands influenceurs du métavers à ce jour.

Pour nous, ces initiatives contribuent au modèle unique d’EDG. L’acabit de nos spécialistes est un gage non seulement d’une connaissance des leviers de croissance actuels, mais également des dynamiques futures propices à l’essor digital. C’est grâce à cette collaboration que nous pourrons soutenir toujours plus de facettes de l’accélération digitale des entreprises, et par là même, leur performance.